La collection du War Heritage Institute comprend également une petite collection de matériel médical, dont des instruments chirurgicaux. Ces pièces sont associées à un risque accidentel de blessure ou de coupure. Ce risque peut être évité en portant des gants anticoupure et en conservant et en étiquetant correctement les pièces concernées.
Un autre risque lié à cette collection est l’exposition aux produits chimiques utilisés en médecine. Ce risque est particulièrement présent dans la collection du XIXe siècle, époque à laquelle les médicaments étaient conservés dans des bouteilles en verre. Il s’agissait souvent de médicaments considérés aujourd’hui comme entraînant une dépendance, comme la morphine et la cocaïne, ainsi que des produits chimiques cancérigènes.
- Acide chromique | L’acide chromique (H2CrO4) est un acide inorganique utilisé aujourd’hui dans le chromage, la coloration du verre et les glaçures céramiques.
- Sulfanilamide | Le sulfanilamide (C6H8N2O2S) fait partie du groupe des sulfonamides. Sa couleur varie du blanc au blanc jaunâtre.
- Chlorure de mercure | Le chlorure de mercure (HgCl2) est un sel inorganique incolore ou blanc.
1. Acide chromique
La collection du War Heritage Institute comprend des trousses médicales du XIXe siècle qui contiennent de l’acide chromique. L’exposition à cet acide peut provoquer des brûlures et des allergies cutanées, une irritation du nez et de la gorge, des lésions oculaires. L’acide chromique est classé comme possiblement cancérigène.
Comment se protéger ?
La meilleure façon de se protéger de l’acide chromique est de porter des gants, une blouse de laboratoire et un masque.
2. Sulfanilamide
Depuis la découverte de ses propriétés antimicrobiennes en 1931, le sulfanilamide est utilisé pour traiter les infections. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il a été utilisé à cette fin par les Alliés, à partir de 1941.
Dans la collection du musée, le sulfanilamide est présent dans la boîte de pansements Carlisle. Ce produit est aujourd’hui moins répandu sur le marché, mais ses dérivés restent utilisés dans la médecine actuelle. Le sulfanilamide peut provoquer des irritations cutanées, des naissances prématurées, un faible poids à la naissance et des malformations congénitales.
Comment se protéger ?
La meilleure protection consiste à utiliser des gants et un tablier de laboratoire.
3. Chlorure de mercure
Le chlorure de mercure (HgCl2) a connu une grande variété d’utilisations au cours de l’histoire, mais il est surtout connu pour son utilisation dans le traitement de la syphilis. Le chlorure de mercure, connu sous la dénomination de « sublimé corrosif », a également été utilisé comme antiseptique, notamment en dentisterie/stomatologie, pour soulager les symptômes ulcéreux. En dehors du domaine médical, le chlorure de mercure a été utilisé en photographie dans les années 1800, ainsi que dans la conservation d’objets historiques, afin d’empêcher la destruction des spécimens biologiques par les mites, les acariens et les moisissures.
Le chlorure de mercure présente une toxicité aiguë et agit comme un poison cumulatif. Il peut provoquer des lésions internes telles que des ulcères et des lésions corrosives, mais aussi une insuffisance rénale. Parmi ses autres effets possibles, citons des maux d’estomac, une gêne abdominale, une léthargie, des vomissements hémorragiques, des lésions pulmonaires, une irritation sévère du tractus gastro-intestinal, des insomnies, un ralentissement des réflexes, une salivation excessive, un saignement des gencives, un épuisement, des tremblements et des problèmes dentaires.
Comment se protéger ?
La meilleure protection consiste à utiliser des gants en nitrile et une blouse de laboratoire. Si le contenant est cassé, il est recommandé de porter un masque à gaz doté de filtres (vapeurs de mercure) et des lunettes de sécurité ou un écran facial.
Table des matières
Métaux lourds | Anciens pesticides | Matériel médical | Matériel de guerre chimique | Amiante